c'est quoi le désir d'écrire...
Parfois vous êtes pris d’une irrépressible envie d’écrire…mais écrire quoi ?
Vous ne savez pas et le pire…la feuille blanche vous nargue …quoique vous fassiez l’inspiration ne vient pas !
Alors, vous feuilletez des journaux, des revues, des livres…vous aimez écrire donc pas de problèmes ça va venir !
Rien ! Pas la moindre image qui inspire, rien…
Avec persévérance vous alignez trois mots …ils sonnent faux, vous le savez, vous insistez…
Rien ne se passe !!!
Ne laissez pas la déception, le dégout, le doute s’installer.
Allez ! On se concentre… regardez autour de vous, oui ! c’est bien, ce lieu est plein de souvenirs, chaque objet a une histoire, il va la raconter, oui, regardez, insistez…
Là cette petite boite …
Ca y est, vous êtes aux puces, il regarde ailleurs, il est absorbé dans l’étude d’une reproduction, la signature de l’armistice dans la clairière de Rethondes, et toi tu ne vois qu’elle.
Cette boite, cette petite boite, un émail parfait, un vert, tu n’as jamais vu un vert pareil, un vert comme seuls les artistes du siècle dernier savaient produire, d’ailleurs un vert comme ça, ça n’existe pas…
Et tu vas l’acheter, cher…trop cher, quand il va se retourner, voilà, tu lui offriras, tu as les yeux pleins de paillettes, tu la vois déjà sur son bureau…
Et voila,
Il t’a remercié, un peu surpris, la couleur ? Ah, oui, elle est verte ?
Comme un vertige…
Et …plus rien !!! Tout disparaît...
Non, non, non pas maintenant, tu veux écrire, tu en a envie, si envie, ne partez pas les souvenirs, racontez-vous…
Zut Zut et Rezut, c’est trop bête, on se concentre, tiens !
L’encyclopédie…
Tu avais 20ans…une merveille qu’il faut posséder…qui donc disait cela et où était ce ?
Te ne te souviens même pas t’en être jamais servi...C’est nul !!!
Oh ! Le coffret argenté, il contient une jolie montre, oui, là, tu tiens ton sujet !
Tu l’as achetée un jour, un coup de cœur, pour lui, (pour qui ? là tu mets de la mauvaise volonté !! ils font quoi tes neurones ce soir ?)
Bon on continue, tu fermes les yeux, tu imagines, tu ne sais plus pour qui, mais depuis tu rêves de l’offrir, oui !!! mais à qui ?
C’est vraiment trop bête !!!
Et c’est idiot d’avoir choisi une montre, bientôt la pile sera usée et elle sera toujours là, sur l’étagère… idiot !
Raté, là tu n’accroches pas non plus !
Les souvenirs s’entrechoquent, se mélangent, refusent de s’ordonner sous la mine de ton crayon…
Alors ?
Tu fais quoi ?
Tu as toujours cette envie de créer, de raconter mais …rien ne vient…
A étouffer… entre ce désir qui te prend, plus charnel qu’un désir amoureux, plus fort plus intense, écrire, parler, raconter, inventer, témoigner, dire…
Et…RIEN…
Et…tout à coup, tu réalises !
Les mots quels qu’ils soient … sont des mots,
Et tu vois là, ils sont venus,
Ils sont venus pour dire ce que tu ne sais pas dire, dire ce qui ne vient pas à dire…dire…rien…
Mais le dire,
Et déjà s’estompe l’envie d’écrire,
L’envie de dire, il semble que tu l’ai dit…
Les mots …MERCI
jeudi 26 novembre 2009
samedi 7 novembre 2009
K' Bahn
Oxygène a publié cette photo sur son blog et a demandé de s'exprimer dessus...
Mon imagination s'est emballée... j'ai vu Alice et le lapin blanc disparaissant entre les racines de l'arbre, j'ai vu les enfants du Monde de Narnia ouvrant la porte de l'armoire...
et j'ai déliré... ( vous me pardonnerez le Bahn allemand qui nous montre la voie...)

Petit être de bois caché sous ton chapeau,
Tes yeux mâles et femelles un peu trop rapprochés
Tu serres contre toi un visage éploré,
Que veux-tu donc cacher ?
Jolie petite K’Bahn ?
Je me prends à rêver …
Un monde merveilleux ?
Qui vous transformerait
Mesdames et messieurs,
En Elfes de Lumière,
Loin de cette forêt
D’angoisses et de ténèbres…
Mon imagination s'est emballée... j'ai vu Alice et le lapin blanc disparaissant entre les racines de l'arbre, j'ai vu les enfants du Monde de Narnia ouvrant la porte de l'armoire...
et j'ai déliré... ( vous me pardonnerez le Bahn allemand qui nous montre la voie...)
Petit être de bois caché sous ton chapeau,
Tes yeux mâles et femelles un peu trop rapprochés
Tu serres contre toi un visage éploré,
Que veux-tu donc cacher ?
Jolie petite K’Bahn ?
Je me prends à rêver …
Un monde merveilleux ?
Qui vous transformerait
Mesdames et messieurs,
En Elfes de Lumière,
Loin de cette forêt
D’angoisses et de ténèbres…
vendredi 2 octobre 2009
Qui es tu petite Juanita?
Après un voyage au Pérou, très impressionnée par toute cette culture Andine, j'ai eu envie de dialoguer, à cinq siècles de distance, avec une mystèrieuse petite Juanita...
Au milieu de la place, comme tous les autres enfants, avec ton amie Sarita, tu cours… heureuse, enjouée, épanouie, après cette boule de chiffons… et tu éclates de ce rire cristallin qui à chaque fois dessine un sourire sur le visage de Mira ta maman…
Tu ne cesses de rire, et le sourire de Mira se fige, se transforme peu à peu, ses yeux s’illuminent, la fierté la submerge, et la douleur aussi…
Elle t’observe depuis la terrasse de pierre de sa belle demeure de Cusco. La grande noblesse de sa famille est reconnue par l’Inca, cette noble famille a donné tant de religieux. Cette reconnaissance déifie la dynastie des ancêtres, et le choix de Juanita en est l’accomplissement.
Car Juanita, sa fille unique, la petite lumière de son cœur, a été élue par les prêtres pour porter, un jour, le message aux dieux…
Mais pour l’instant tu joues encore , petite Juanita, tu ris avec tes amies… Ne te presse pas de grandir… Mira sent qu’elle pourrait pleurer, même si… L’admiration l’emporte encore, en te regardant jouer tu es sa toute petite, sa fille, un jour , bientôt, demain , tu ne le seras plus, tu seras l’enfant bénie des Dieux.
Sur cette terre sacrée, au milieu des Dieux Mitsi, Ampato, Pichu Pichu… L’Inca veille sur son monde, osmose parfaite de l’humain et du divin…
Cette cérémonie dans le temple du soleil, cette toute petite jeune fille que tant de gens adulent, et portent en offrande, cette vie crée pour le bonheur de tout un peuple, c’est toi, petite Juanita. Toi qui hier jouait, insouciante avec Sarita (qui elle aussi, après toi, mais elle est encore si jeune …), et vos mamans respectives se tiennent par la main, peut être serrent elles un peu trop fort, se regardent, peut être un peu trop longtemps, que de sentiments contradictoires partagés en ces instants…
Les plus beaux tissus sont déposés à tes pieds, ta maman et les autres femmes brossent tes magnifiques cheveux noirs, elles te parent des plus fines étoffes incaïques dont les fils d’or et d’argent illuminent ton regard si pur et si confiant.
Tu as à peine passé tes dix ans, et te voici au milieu de ce temple, comprends-tu ce qui se passe ? Ta maman Mira qui te regarde avec tendresse a-t-elle trouvé les mots pour t’expliquer ? Oui, bien sûr, il y a des mots…Des mots pour te dire que tu devras porter le message aux Dieux, que tu as été choisie, que tu es la joie, l’ orgueil de ta famille… Mais au-delà des mots, comprends-tu petite Juanita ?
.
Combien de temps encore partageras-tu les jeux innocents des enfants de ton âge ?
Après cette cérémonie, Mira sait qu’elle te perd chaque jour un peu plus.
Encore un anniversaire, le dernier peut être pense Mira…Une cérémonie,
la dernière sûrement…
Déjà, tout autour de toi, tout s’accélère, le départ est pour demain.
T’ont-ils dit, petite Juanita, qu’il te faudrait aller si loin ?
C’est tout un cortège qui doucement escalade le flanc ouest du Volcan, une grande partie de ton village natal est là. Des hommes, menant des lamas, qui portent sur leur dos le matériel et la nourriture nécessaires à une ascension de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, et aussi toutes ces choses que tu apporteras aux dieux pour qu’ils t’écoutent, qu’ils t’entendent. Ces offrandes qui comme toi sont sacrées.
Des femmes veillant sur ton bien être, sur ton état mental, sur ton état physique aussi, ce voyage éprouvant pour tous, le supporteras tu, toi petite fille riche, choisie par et pour les Dieux. Derrière, suivent les musiciens, les religieux, les prêtres, tu entends leurs incantations, tu psalmodies avec eux, comme on te l’a appris…
Après plusieurs jours de marche, le cortège s’installe au pied du volcan. A 4950m d’altitude, un village prend vie, les hommes construisent des maisons pour se protéger du froid, les femmes cuisinent ce qu’elles ont emporté, viande de lama, pommes de terre…
Chacun mâche les feuilles de coca, contre le mal des montagnes, et chacun boit la chicha, cette bière de maïs que l’on t’apprend à aimer, mais pourquoi ? Tu grimaces un peu, pas trop, déjà la tête te tourne … Comprends tu petite Juanita ?
Quelques jours plus tard, c’est une troupe réduite qui t’accompagne sur le chemin des crêtes qui suit l’arête de la montagne sur plus de mille mètres de hauteur.
Un campement supérieur est installé à 6100m, le froid est mordant, tes pieds gèlent malgré les bandelettes… Des tentes sont dressées sur des tapis d’herbes transportées jusqu’ici, pour s’isoler de la neige et du vent glacial qui s’infiltre partout.
Il ne te reste que quelques membres de ta famille pour te soutenir. Et du soutien, tu en as besoin, petite fille épuisée qui serre sa poupée contre son cœur.
Quelles images passent dans les yeux de ta maman quand elle te voit aussi faible et souffrante, lorsqu’elle croise ton regard où la peur insidieusement s’infiltre…
Et ce matin, parée de tes plus belles étoffes, de ta jolie coiffe de plumes, quand tu commences à gravir le dernier sentier, avant le sommet, quels sentiments agitent ta maman qui te regarde t’éloigner ? Est-ce toujours la joie et la fierté ?
Seuls les prêtres t’accompagnent. Tu es seule, transie de froid, à demi anesthésiée par la chicha, la coca, les drogues…
Assise face au volcan Ampato, tu sens le sommeil t’envahir, tu te laisses emporter vers cet ailleurs où les dieux t’attendent… Tu te souviens du message…Tu vas leur dire…pour les récoltes…pour le vent...pour la pluie…pour les hommes…tu vas renaître…renaître…
Un monde nouveau s’ouvre à toi …
Maintenant tu ne vois plus rien, tu ne sens même pas le coup porté contre ta tempe droite.
Les prêtres te préparent , ils te protègent du froid en hissant un mur de pierre autour de toi, ils t’entourent de toutes les offrandes destinées aux dieux qui t’attendent, les bourses à coca, les vases à chicha, les lamas d’argent, les statuettes d’or, les poupées de chiffons, des poteries, des graines, des épis de maïs…
Ils vont redescendre, refaire le chemin en sens inverse… jusqu’au jour où…quand Sarita aura grandi…
Tu es restée là, seule, isolée, (en apparence seulement, car tu vis au milieu de ces dieux auxquels on t’a sacrifiée), pendant plus de cinq siècles, avant qu’un de tes compatriotes ne te découvre, guidé par la voix de ces mêmes dieux…
Ce sont bien eux, n’est ce pas, petite Juanita, qui ont réveillé le volcan Sacambaya, afin que l’on te retrouve ? Afin que Miguel te découvre, car les dieux n’ont pas choisi l’américain, mais se sont servi de lui pour rendre la mission possible, c’est bien cela petite Juanita ?
N’est ce pas petite fille ? Fière de montrer au monde la puissance et la sagesse de ton peuple…
N’est ce pas petite Juanita ?
Et maintenant, vois tu encore ces dieux que tu côtoyais ?
Es-tu encore près d’eux dans ta cage de verre réfrigérée du musée Santuarios Andinos d’ Aréquipa ?
Ou es tu à nouveau seule ?
Aurons-nous la réponse petite Juanita ?
Je te regarde…
Européenne venue de si loin, cinq siècles plus tard, et insatisfaite de tout ce savoir, je te demande, du plus profond de moi :
Qui es tu petite Juanita ?
Au milieu de la place, comme tous les autres enfants, avec ton amie Sarita, tu cours… heureuse, enjouée, épanouie, après cette boule de chiffons… et tu éclates de ce rire cristallin qui à chaque fois dessine un sourire sur le visage de Mira ta maman…
Tu ne cesses de rire, et le sourire de Mira se fige, se transforme peu à peu, ses yeux s’illuminent, la fierté la submerge, et la douleur aussi…
Elle t’observe depuis la terrasse de pierre de sa belle demeure de Cusco. La grande noblesse de sa famille est reconnue par l’Inca, cette noble famille a donné tant de religieux. Cette reconnaissance déifie la dynastie des ancêtres, et le choix de Juanita en est l’accomplissement.
Car Juanita, sa fille unique, la petite lumière de son cœur, a été élue par les prêtres pour porter, un jour, le message aux dieux…
Mais pour l’instant tu joues encore , petite Juanita, tu ris avec tes amies… Ne te presse pas de grandir… Mira sent qu’elle pourrait pleurer, même si… L’admiration l’emporte encore, en te regardant jouer tu es sa toute petite, sa fille, un jour , bientôt, demain , tu ne le seras plus, tu seras l’enfant bénie des Dieux.
Sur cette terre sacrée, au milieu des Dieux Mitsi, Ampato, Pichu Pichu… L’Inca veille sur son monde, osmose parfaite de l’humain et du divin…
Cette cérémonie dans le temple du soleil, cette toute petite jeune fille que tant de gens adulent, et portent en offrande, cette vie crée pour le bonheur de tout un peuple, c’est toi, petite Juanita. Toi qui hier jouait, insouciante avec Sarita (qui elle aussi, après toi, mais elle est encore si jeune …), et vos mamans respectives se tiennent par la main, peut être serrent elles un peu trop fort, se regardent, peut être un peu trop longtemps, que de sentiments contradictoires partagés en ces instants…
Les plus beaux tissus sont déposés à tes pieds, ta maman et les autres femmes brossent tes magnifiques cheveux noirs, elles te parent des plus fines étoffes incaïques dont les fils d’or et d’argent illuminent ton regard si pur et si confiant.
Tu as à peine passé tes dix ans, et te voici au milieu de ce temple, comprends-tu ce qui se passe ? Ta maman Mira qui te regarde avec tendresse a-t-elle trouvé les mots pour t’expliquer ? Oui, bien sûr, il y a des mots…Des mots pour te dire que tu devras porter le message aux Dieux, que tu as été choisie, que tu es la joie, l’ orgueil de ta famille… Mais au-delà des mots, comprends-tu petite Juanita ?
.
Combien de temps encore partageras-tu les jeux innocents des enfants de ton âge ?
Après cette cérémonie, Mira sait qu’elle te perd chaque jour un peu plus.
Encore un anniversaire, le dernier peut être pense Mira…Une cérémonie,
la dernière sûrement…
Déjà, tout autour de toi, tout s’accélère, le départ est pour demain.
T’ont-ils dit, petite Juanita, qu’il te faudrait aller si loin ?
C’est tout un cortège qui doucement escalade le flanc ouest du Volcan, une grande partie de ton village natal est là. Des hommes, menant des lamas, qui portent sur leur dos le matériel et la nourriture nécessaires à une ascension de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, et aussi toutes ces choses que tu apporteras aux dieux pour qu’ils t’écoutent, qu’ils t’entendent. Ces offrandes qui comme toi sont sacrées.
Des femmes veillant sur ton bien être, sur ton état mental, sur ton état physique aussi, ce voyage éprouvant pour tous, le supporteras tu, toi petite fille riche, choisie par et pour les Dieux. Derrière, suivent les musiciens, les religieux, les prêtres, tu entends leurs incantations, tu psalmodies avec eux, comme on te l’a appris…
Après plusieurs jours de marche, le cortège s’installe au pied du volcan. A 4950m d’altitude, un village prend vie, les hommes construisent des maisons pour se protéger du froid, les femmes cuisinent ce qu’elles ont emporté, viande de lama, pommes de terre…
Chacun mâche les feuilles de coca, contre le mal des montagnes, et chacun boit la chicha, cette bière de maïs que l’on t’apprend à aimer, mais pourquoi ? Tu grimaces un peu, pas trop, déjà la tête te tourne … Comprends tu petite Juanita ?
Quelques jours plus tard, c’est une troupe réduite qui t’accompagne sur le chemin des crêtes qui suit l’arête de la montagne sur plus de mille mètres de hauteur.
Un campement supérieur est installé à 6100m, le froid est mordant, tes pieds gèlent malgré les bandelettes… Des tentes sont dressées sur des tapis d’herbes transportées jusqu’ici, pour s’isoler de la neige et du vent glacial qui s’infiltre partout.
Il ne te reste que quelques membres de ta famille pour te soutenir. Et du soutien, tu en as besoin, petite fille épuisée qui serre sa poupée contre son cœur.
Quelles images passent dans les yeux de ta maman quand elle te voit aussi faible et souffrante, lorsqu’elle croise ton regard où la peur insidieusement s’infiltre…
Et ce matin, parée de tes plus belles étoffes, de ta jolie coiffe de plumes, quand tu commences à gravir le dernier sentier, avant le sommet, quels sentiments agitent ta maman qui te regarde t’éloigner ? Est-ce toujours la joie et la fierté ?
Seuls les prêtres t’accompagnent. Tu es seule, transie de froid, à demi anesthésiée par la chicha, la coca, les drogues…
Assise face au volcan Ampato, tu sens le sommeil t’envahir, tu te laisses emporter vers cet ailleurs où les dieux t’attendent… Tu te souviens du message…Tu vas leur dire…pour les récoltes…pour le vent...pour la pluie…pour les hommes…tu vas renaître…renaître…
Un monde nouveau s’ouvre à toi …
Maintenant tu ne vois plus rien, tu ne sens même pas le coup porté contre ta tempe droite.
Les prêtres te préparent , ils te protègent du froid en hissant un mur de pierre autour de toi, ils t’entourent de toutes les offrandes destinées aux dieux qui t’attendent, les bourses à coca, les vases à chicha, les lamas d’argent, les statuettes d’or, les poupées de chiffons, des poteries, des graines, des épis de maïs…
Ils vont redescendre, refaire le chemin en sens inverse… jusqu’au jour où…quand Sarita aura grandi…
Tu es restée là, seule, isolée, (en apparence seulement, car tu vis au milieu de ces dieux auxquels on t’a sacrifiée), pendant plus de cinq siècles, avant qu’un de tes compatriotes ne te découvre, guidé par la voix de ces mêmes dieux…
Ce sont bien eux, n’est ce pas, petite Juanita, qui ont réveillé le volcan Sacambaya, afin que l’on te retrouve ? Afin que Miguel te découvre, car les dieux n’ont pas choisi l’américain, mais se sont servi de lui pour rendre la mission possible, c’est bien cela petite Juanita ?
N’est ce pas petite fille ? Fière de montrer au monde la puissance et la sagesse de ton peuple…
N’est ce pas petite Juanita ?
Et maintenant, vois tu encore ces dieux que tu côtoyais ?
Es-tu encore près d’eux dans ta cage de verre réfrigérée du musée Santuarios Andinos d’ Aréquipa ?
Ou es tu à nouveau seule ?
Aurons-nous la réponse petite Juanita ?
Je te regarde…
Européenne venue de si loin, cinq siècles plus tard, et insatisfaite de tout ce savoir, je te demande, du plus profond de moi :
Qui es tu petite Juanita ?
dimanche 13 septembre 2009
Vie
Un texte que j'aime , comme un message à tous ceux qui parfois... comme moi , comme toi, comme nous.... d'un auteur émouvant...
J’ai pardonné des erreurs presque impardonnables, j’ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et d’oublier des personnes inoubliables.
J’ai agi par impulsion, j’ai été déçu par des gens que j’en croyais incapables, mais j’ai déçu des gens aussi.
J’ai tenu quelqu’un dans mes bras pour le protéger.
J’ai ri quand il ne fallait pas.
Je me suis fait des amis éternels.
J’ai aimé et l’ai été en retour, mais j’ai aussi été repoussé.
J’ai été aimé et je n’ai pas su aimer.
J’ai crié et sauté de tant de joies, j’ai vécu d’amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le cœur, tant de fois !
J’ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos.
J’ai téléphoné juste pour entendre une voix.
Je suis déjà tombé amoureux d’un sourire.
J’ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et j’ai eu peur de perdre quelqu’un de très spécial (que j’ai fini par perdre)…
Mais j’ai survécu ! Et je vis encore !
Et la vie, je ne m’en passe pas…
Et toi non plus tu ne devrais pas t’en passer.
Vis !!!
Ce qui est vraiment bon :
C’est de se battre avec persuasion,
D’embrasser la vie et de vivre avec passion,
De perdre avec classe et de vaincre en osant,
Parce que le monde appartient à celui qui ose et que
La vie c’est beaucoup trop pour être insignifiant !
CHARLIE CHAPLIN
J’ai pardonné des erreurs presque impardonnables, j’ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et d’oublier des personnes inoubliables.
J’ai agi par impulsion, j’ai été déçu par des gens que j’en croyais incapables, mais j’ai déçu des gens aussi.
J’ai tenu quelqu’un dans mes bras pour le protéger.
J’ai ri quand il ne fallait pas.
Je me suis fait des amis éternels.
J’ai aimé et l’ai été en retour, mais j’ai aussi été repoussé.
J’ai été aimé et je n’ai pas su aimer.
J’ai crié et sauté de tant de joies, j’ai vécu d’amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le cœur, tant de fois !
J’ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos.
J’ai téléphoné juste pour entendre une voix.
Je suis déjà tombé amoureux d’un sourire.
J’ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et j’ai eu peur de perdre quelqu’un de très spécial (que j’ai fini par perdre)…
Mais j’ai survécu ! Et je vis encore !
Et la vie, je ne m’en passe pas…
Et toi non plus tu ne devrais pas t’en passer.
Vis !!!
Ce qui est vraiment bon :
C’est de se battre avec persuasion,
D’embrasser la vie et de vivre avec passion,
De perdre avec classe et de vaincre en osant,
Parce que le monde appartient à celui qui ose et que
La vie c’est beaucoup trop pour être insignifiant !
CHARLIE CHAPLIN
lundi 10 août 2009
Logique enfantine
Je voudrais faire sourire tout ceux qui ont vécu la situation du poisson....
Il y a de grandes chances que cela nous touche tous!!!
Il est gros, bien trop gros
Le saumon de midi
Et tout petit le grain de riz !
Moi, j’aime bien le riz
Mais pas le poisson,
Surtout le saumon !!!!
Eh, pourquoi tu ris ?
Je voulais danser…
Il me faut manger,
Je voulais jouer…
Le saumon est prêt !
Fichez-moi la paix !!!
Je m’en vais chasser
L’ours au Canada…
Et lui, le saumon,
Il le mangera !
Il y a de grandes chances que cela nous touche tous!!!
Il est gros, bien trop gros
Le saumon de midi
Et tout petit le grain de riz !
Moi, j’aime bien le riz
Mais pas le poisson,
Surtout le saumon !!!!
Eh, pourquoi tu ris ?
Je voulais danser…
Il me faut manger,
Je voulais jouer…
Le saumon est prêt !
Fichez-moi la paix !!!
Je m’en vais chasser
L’ours au Canada…
Et lui, le saumon,
Il le mangera !
vendredi 7 août 2009
Insomnie...
Comme longue est la nuit
Quand le sommeil ne vient…
Comme triste est la pluie
Quand le soleil s’éteint…
Comme pâle est la vie
Quand la tristesse s’y tient…
Et soudain se déchire le voile du destin…
Mes pensées vagabondent, rythmes incertains,
Aux idées qui m’obsèdent du soir jusqu’au matin,
Qu’en est-il vraiment des douces certitudes ?
Que sont-elles pour moi toutes ces habitudes ?
Elles furent vérités, douces nuits espérées,
Sommeil non distrait de questions importunes,
Est-ce temps révolu ?
Est-ce âge oublié ?
L’insomnie qui s’installe sera-t-elle désormais
La si douce compagne de mes nuits agitées ?
Pourrai-je de nouveau en voyant le matin
Quitter avec délice la douceur de la nuit ?
Du réveil étonnée…
Embrasser ton sourire et tout réinventer,
Ouvrir une fenêtre sur la vie retrouvée,
Trouver les nuits trop courtes
Et le bruit de la pluie si léger et si doux
Précurseur du beau temps, messager de la vie…
Du sommeil détachée…
Du soleil qui annonce une belle journée !!!
Comme douce est la nuit
Dans un sommeil léger,
Comme douce est la pluie
Du soleil annoncé ;
Comme brille la vie
Pour un cœur apaisé….
Quand le sommeil ne vient…
Comme triste est la pluie
Quand le soleil s’éteint…
Comme pâle est la vie
Quand la tristesse s’y tient…
Et soudain se déchire le voile du destin…
Mes pensées vagabondent, rythmes incertains,
Aux idées qui m’obsèdent du soir jusqu’au matin,
Qu’en est-il vraiment des douces certitudes ?
Que sont-elles pour moi toutes ces habitudes ?
Elles furent vérités, douces nuits espérées,
Sommeil non distrait de questions importunes,
Est-ce temps révolu ?
Est-ce âge oublié ?
L’insomnie qui s’installe sera-t-elle désormais
La si douce compagne de mes nuits agitées ?
Pourrai-je de nouveau en voyant le matin
Quitter avec délice la douceur de la nuit ?
Du réveil étonnée…
Embrasser ton sourire et tout réinventer,
Ouvrir une fenêtre sur la vie retrouvée,
Trouver les nuits trop courtes
Et le bruit de la pluie si léger et si doux
Précurseur du beau temps, messager de la vie…
Du sommeil détachée…
Du soleil qui annonce une belle journée !!!
Comme douce est la nuit
Dans un sommeil léger,
Comme douce est la pluie
Du soleil annoncé ;
Comme brille la vie
Pour un cœur apaisé….
vendredi 5 juin 2009
Tu n’es plus là
tu n'es plus là
Ton rire ne retentit plus entre les murs de ce tout petit studio dont tu as organisé l’espace, où chaque objet est marqué de ton coup de patte…
Tu n’es plus là,
Le chien ne retrouve plus ton odeur, ni sur le tapis, ni entre les draps, pourtant il insiste, il cherche, il renifle partout, même la nuit, il écoute, chaque pas sur le palier, chaque bruit dans l’escalier, mais la porte ne s’ouvre pas …
Tu n’es plus là,
La nuit je m’éveille, je te cherche, je te parle, je me blottis contre toi , chaud refuge de mes angoisses, simple moitié de moi-même,
Tu n’es plus là,
Je retrouve dans chaque murmure l’intonation de ta voix, la respiration de ton corps, et je t’entends, et je te sens, et je te vois…
Tu habites tout ici, tout, visible et invisible, est imprégné de toi…
Tu n’es plus là,
L’enfant, comme tous, semble te chercher, si petit, comment peut il savoir ?
Comme moi il ne sait rien, il le sent, simplement, naturellement, sûrement,
Tu n’es plus là,
Il sourit, je lui souris en retour, et une douce mélodie s’échappe de mes lèvres entr’ouvertes…
Tu n’es plus là
« Tu as faim, mon bébé ? » « Faim… bébé… »
Un éclat de rire … un éclat de bonheur… de bonheur…
De sanglots…
Tu n’es plus là,
Mais, dans ce tout petit espace, le bonheur que tu as semé est resté, tapi…
Petit à petit, il se réinstalle,
Doux rempart contre mes peurs qui déjà se retirent, au plus loin, elles n’ont plus leur place ici,
L’enfant ne peut s’épanouir au milieu d’elles…
Allez, viens, viens, le chien…
Tu n’es plus là !
Ton rire ne retentit plus entre les murs de ce tout petit studio dont tu as organisé l’espace, où chaque objet est marqué de ton coup de patte…
Tu n’es plus là,
Le chien ne retrouve plus ton odeur, ni sur le tapis, ni entre les draps, pourtant il insiste, il cherche, il renifle partout, même la nuit, il écoute, chaque pas sur le palier, chaque bruit dans l’escalier, mais la porte ne s’ouvre pas …
Tu n’es plus là,
La nuit je m’éveille, je te cherche, je te parle, je me blottis contre toi , chaud refuge de mes angoisses, simple moitié de moi-même,
Tu n’es plus là,
Je retrouve dans chaque murmure l’intonation de ta voix, la respiration de ton corps, et je t’entends, et je te sens, et je te vois…
Tu habites tout ici, tout, visible et invisible, est imprégné de toi…
Tu n’es plus là,
L’enfant, comme tous, semble te chercher, si petit, comment peut il savoir ?
Comme moi il ne sait rien, il le sent, simplement, naturellement, sûrement,
Tu n’es plus là,
Il sourit, je lui souris en retour, et une douce mélodie s’échappe de mes lèvres entr’ouvertes…
Tu n’es plus là
« Tu as faim, mon bébé ? » « Faim… bébé… »
Un éclat de rire … un éclat de bonheur… de bonheur…
De sanglots…
Tu n’es plus là,
Mais, dans ce tout petit espace, le bonheur que tu as semé est resté, tapi…
Petit à petit, il se réinstalle,
Doux rempart contre mes peurs qui déjà se retirent, au plus loin, elles n’ont plus leur place ici,
L’enfant ne peut s’épanouir au milieu d’elles…
Allez, viens, viens, le chien…
Tu n’es plus là !
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